Archive | octobre, 2013
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Article de La Dépêche – Grève au Mirail (Toulouse)

27 Oct

http://www.ladepeche.fr/article/2013/10/25/1739019-avis-de-greve-a-l-universite-du-mirail.html

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Coordination nationale des IRTS

25 Oct

APPEL À UNE COORDINATION NATIONALE DES ETUDIANT-E-S EN TRAVAIL SOCIAL

Suite à la loi Fioraso du 22 Juillet 2013 relative à l’enseignement supérieur et à la recherche, la gratification des stages s’étend désormais aux collectivités territoriales (conseils généraux, Centre Départemental de l’Enfance…) et à la fonction publique hospitalière. Cette loi a une signification toute particulière dans nos formations où l’obtention du diplôme est fonction de pratiques professionnelles de terrain importantes. En outre, la loi réaffirme l’obligation de gratification de tous les stagiaires. Les institutions nouvellement concernées par la loi sont d’importants pourvoyeurs de stages dans les formations du social et du médico-social. Aujourd’hui bon nombre d’étudiant-es et
d’instituts de formation se retrouvent sans perspectives de stage en raison d’un désengagement des tructures dans leur mission de formation des futurs professionnels.

Nous voyons toutes et tous fleurir partout sur le territoire une multitude de mobilisations émanant des étudiant-es. Le manque de cohérence du discours national porté par ces dernier-e-s ainsi que le manque de cohésion de notre mobilisation ne constitue pas les conditions favorable à la mise en place d’un rapport de force, qui pourrait permettre d’obtenir gain de cause sur nos revendications
légitimes. C’est parce qu’aujourd’hui il est nécessaire d’avoir un discours commun et un calendrier national pour donner du poids à nos revendications que nous appelons à une coordination nationale le 16 Novembre 2013 à Rennes.

Au moment où les instituts de formations s’organisent pour porter leurs revendications : emboitons leur le pas et clamons haut et fort ce que les étudiants en travail social ont à dire ! L’objectif de cette coordination nationale est également de se doter d’outils de communication pour lier nos luttes et nos différents instituts.
La matinée du 17 Novembre sera consacrée à la création de textes et de tracts en relation avec les positions élaborées la veille.

Contactez-nous sur sitf.rennes@gmail.com pour nous confirmer votre présence, ou appelez nous sur le 06-82-68-64-99 (Céline).

Le SITF de Rennes (Syndicat Interprofessionnel des Travailleurs en Formation dans le social et médico-social),

membre de Solidaires Etudiant-e-s.

Manifestation lycéenne à la rentrée !

23 Oct

Article vu sur Indymédia, cet appel est issu d’une AG inter-lycée qui a réuni plus de 30 lycées à Paris, samedi dernier :

Mobilisation pour le retour de Katchik et Leonarda

lycéen et collégienne sans papiers expulsés

Une information à faire passer à tous les lycéens :

Le jour de la rentrée, si on n’a pas gagné d’ici là, une nouvelle manifestation est prévue
Lundi 4 novembre, 11h place de la République on continue !
pour le retour de Léonarda et sa famille et le retour de Khatchik mais aussi la régularisation de tou-te-s les lycéen-ne-s et étudiant-e-s et de tou-te-s les parents d’enfants scolarisés.

Lien : http://www.demosphere.eu/rv/28795
Source : message reçu sur la liste RESF-75 le 18 octobre 09h

Lien

www.facebook.com/pages/Soutien-a-léonarda-expulsée/448359381934556?fref=ts

23 Oct

www.facebook.com/pages/Soutien-a-léonarda-expulsée/448359381934556?fref=ts

Pour retrouver les lycéen-ne-s!

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autonomie-des-universités

22 Oct

autonomie des universités

État de la mobilisation

22 Oct

Bordeaux 3 : 250 personnes en AG le 10/10.

Caen : AG de plus de cent personnes le 17/10. Prochaine AG et mobilisation le 24/10 avec débrayages.

Clermont-Ferrand : –Les étudiant-e-s en travail social de l’ITSRA se sont réunis à 200 en AG le mercredi 16/10. Plus de 300 en manifestation le 17/10 suivie d’une AG à 200 le même jour.

-AG le 22/10 et mobilisation le 24/10.

Dijon: Une première AG le 19/10 avec une trentaine de personnes. Journée de mobilisation/information prévue le 24/10.

ENS : AG prévue le 24/10 puis participation à la manifestation parisienne.

Evry : AG le 17/10.

Cayenne : 1500 manifestant-e-s mardi 15/10, 2000 vendredi 18/10.

Grenoble : Deux AG d’une cinquantaine de personnes. La prochaine est prévue le 24/10 avec des débrayages.

Lille 3 : AG le 17/10, une centaine de personnes, nouvelle AG prévue le 23/10.

Lyon : Journée de mobilisation le 24.

Montpellier : Nouvelle AG de 400 personnes le 15/10. Participation à la journée d’action nationale du 24/10 avec grève et manifestation.

Nanterre : AG d’une centaine de personnes le 10/10 avec un appel à la manifestation du 24/10.

Paris 1 : Deux assemblée générales. La dernière le 15/10 a réuni une grosse centaine d’étudiant-e-s. Elle a voté la participation à la manifestation du 24/10 et une nouvelle AG le 23/10.

Paris 3 : AG de 150 personnes le 17/10 avec appel à la manifestation du 24/10 et une prochaine AG le même jour.

Paris 4: AG le mardi 22/10, participation à la manifestation du 24/10.

Paris 7 : Mobilisation autour de la dénonciation du PPP avec Vinci. La justice a déjà donné raison à notre fédération qui avait déposé un recours au TA. L’université fait appel. Une centaine de personnes en AG.

Paris 8 : Mobilisation contre le nouveau règlement intérieur et pour de meilleurs conditions d’études. AG le 15/10 avec 120 personnes qui a voté la participation à la manifestation du 24/10. Prochaine AG et action le mardi 22/10.

Rennes 2 : 300 personnes en AG.

Sciences Po Paris : Travail de mobilisation en vue de préparer la manifestation du 24/10.

Toulouse : 150 personnes en AG. Prochaine AG le 24/10.

Formation – Du processus de Bologne à la loi Fioraso

22 Oct

Ceci est une formation produite par le comité de mobilisation de Toulouse (Mirail).
Elle n’est pas exhaustive et est à lire en parallèle avec les autres analyses et formations disponibles sur le blog.

 

Retour historique sur les mesures universitaires des 10 dernières années

Processus de Bologne :

1999 : adoption de stratégies européennes sur l’enseignement supérieur. But : développer les liens, uniformiser les cursus au niveau Européen (création des ECTS, facilitant les échanges erasmus). Objectif de construction de l’Union Européenne et de renforcement de la position des universités européennes dans la compétition mondiale.

Tournant réactionnaire par rapport aux orientations prises en 1968 : les gouvernements libéraux ont eu besoin d’attaquer l’université pour passer leurs politiques. Bologne et toutes les autres réformes ont créé l’idée de « savoir économique ».

2000 : création des licences professionnelles

2001 : stratégie de Lisbonne pour la recherche : uniformisation de la recherche au niveau européen. Ce qui a séparé enseignement et recherche. Reformulée en 2010. Recherche doit créer de la croissance et faire face aux défis sociétaux européens et mondiaux. Réussite universitaire (par la sélection).

2002 :Réforme LMD : Uniformisation des cursus au niveau européen, création des ECTS. Capitaliser le savoir, les parcours universitaires. Imposé à toute structure de formation en Europe.

2005 : Pacte pour la recherche qui a permis de créer les PRES (pôles régionaux d’enseignement supérieur). C’est problématique car une entité indépendante et extérieure à l’Université qui réfléchit aux liens entre recherche et entreprise. Les gens-tes du PRES élu-es par les CA de chaque fac.

2007 : LRU

2009 : mastérisation des concours IUFM

2011 : arrêté licence. Création de filières d’excellence, moyenne et de rattrapage. Plan réussite en licence => favoriser l’acquisition de compétences. D’où le développement des cours de management, de langues, et de filières pluridisciplinaires où le contenu théorique est appauvri et les compétences valorisables sur le marché du travail sont augmentées.

LRU:

Autonomie budgétaire des universités : les présidents ont la possibilité de gérer comme ils le souhaitent leurs budgets, de les répartir dans les UFR. Possibilité aussi d’aller chercher des fonds dans le privé, partenariat avec les entreprises, les collectivités territoriales etc… Masque un véritable désengagement de l’état.

LRU c’est aussi un net recul de la démocratie universitaire : dans les conseils d’administration (CA), on passe de 20 à 25% d’élu-es étudiant-es à 10 à 22%. les représentant-es des personnels et des enseignant-es voient aussi leur représentation réduite. Par contre la proportion de représentant-es extérieurs passe de 25% à environ 33%.

IDEX

Initiatives d’excellence (mis en place en 2009, les premiers projets ont été déposés en 2011). L’état investit de l’argent dans des projets de recherche qui ont gagné un concours et qui vont être rentables à court terme. Ce sont 7,7 milliards d’euros financés par le grand emprunt. On investit massivement dans un secteur précis, pour que ces filières qui sont dans les IDEX arrivent à l’excellence. La conséquence c’est une université à deux vitesses, la mise en concurrence des facs et des filières, la fin de l’indépendance de la recherche.

Les IDEX sont surtout données à des universités fusionnées, jamais à des petites universités.

Une IDEX c’est aussi quelque chose de précaire : des financements de courts termes, avec lesquels on ne peut pas vraiment faire vivre sa fac. Les IDEX c’est aussi l’idéologie de l’innovation…

Loi Fioraso :

1. Régionalisation.

Regroupement d’université qui se fait soit par fusion, communautés, fédération.

Fusion : tout est décisionnel

Communauté : il y a un conseil académique avec le maintien de conseils d’administration propres à chaque fac.

Création de 30 pôles d’enseignement supérieur au niveau étatique. Les financements iront directement à ces pôles. Cela va créer de la concurrence entre pôles, et intra pôle puisque chaque université au sein des pôles va chercher à récupérer des financements.

Autre conséquence de la régionalisation : disparition de tout un tas de petites facs, et antennes. Par ex sur Toulouse disparition probable d’albi, foix, castres.

Le but : être compétitif au niveau international, alors que les classements internationaux sont très biaisés car ils mettent en concurrence des universités énormes, qui ont beaucoup de financements (car ils font payer très cher aux étudiant-es, entre autres), avec des petites facs, qui ne sont pas forcément moins intéressantes et dispensent de bons enseignements mais ne sont pas « compétitives ».

La régionalisation vise aussi à adapter les pôles aux besoins socio-économiques de la région (c’est écrit noir sur blanc dans la loi). Donc offre de formation qui vont être très différenciée selon les régions. Du coup, dans les conseils académiques et autres instances décisionnelles des facs, il y aura de plus en plus de représentant-es des collectivités territoriales, des entreprises locales etc. Dans les conseils académiques, sur 80 membres il y aura une trentaine de ces personnels. Les conseils académiques vont tenter de récupérer des fonds auprès de l’état en faisant des projets innovants (une logique proche de l’idex).

Baisse de la démocratie :

LRU a introduit les personnalités extérieurs dans les CA mais ils ne pouvaient pas voter. Désormais, ils pourront voter. (n’oublions pas qu’ils sont très nombreux-ses par rapport aux autres (universitaires, étudiant-es, personnels IATOSS…).

Conseil scientifique et CEVU fusionnent dans le conseil académique. Ce conseil académique sera composé de 80 membres dont une trentaine de personnalités extérieurs. Ces personnalités seront nommées par le recteur d’académie.

Dans les fusions, les communautés de facs : les conseil d’administration et conseil académique co existent mais le conseil d’administration perd des compétences. Le C. administration est propre à chaque fac, et son rôle sera de gérer le budget qui aura été alloué pour sa fac par le conseil académique (qui gère l’ensemble des facs d’un pôle régional). Le conseil académique c’est l’instance qui est interlocuteur avec l’état pour récupérer les financements.

Sélection des étudiant-es :

Sélection économique avec la fermeture programmée des antennes régionales. Dans la régionalisation, il y a une forme de sélection : ceux/celles qui ne peuvent pas partir de chez leurs parents, soit ils ne pourront pas s’inscrire, soit ils/elles vont se salarier et donc mettre en péril leurs études.

Sélection incitative : mettre en place des quotas pour orienter prioritairement les bachelier-es pros et technologiques vers les IUT et autres filières courtes. L’idée est que les bachelier-es générales soient orienté-es prioritairement vers facs, et qu’il n’y ait plus de bachelier-es pros et technologiques dans les facs. En plus, il y a des entretiens pour les lycéen-es qui s’inscrivent en fac. Ils ne peuvent pas être refusé-es, mais si les universitaires pensent qu’ils.elles n’ont pas les capacités, ils les incitent fortement à abandonner cette idée.

Semestre rebond (plan réussite). Quand tu loupes ton premier semestre, tu te retrouves en semestre rebond où on revoit des bases, où on réoriente. Si tu loupes le semestre rebond, tu ne peux pas te réinscrire dans la même filière. Quand on le réussit, soit on a le droit de retaper, mais dans la plupart des cas on réoriente vers autre chose.

« Collège d’excellence » : filières où vont les meilleur-es qui sont sélectionné-es.

Recherche :

C’est écrit noir sur blanc dans la loi « les résultats de la recherche doivent être transférables au monde socio-économique ». C’est la fin de l’indépendance de la recherche (déjà fortement mise à mal) qui va être soumise à des logiques économiques et politiques. Perspectives : défendre le savoir critique (et aussi public…), qui est émancipateur et transforme la société. Sortir de l’idée que tout ce qui n’est pas marchand ne serait pas productif.

La recherche fondamentale risque de disparaître au profit de la recherche appliquée, qui sera rentable sur le court terme. Toutes les recherches qui ne sont pas « utiles » économiquement risquent de disparaître.

Autre conséquence de cet appauvrissement de la recherche : appauvrissement des enseignements.

Appauvrissement des formations :

Diminution des contenus disciplinaires au profit de cours de management. Les licences tendent à devenir de plus en plus pluridisciplinaires (plutôt « fourre tout »). La spécialisation commence en master, donc évidemment baisse des savoirs disciplinaires.

Disparition de spécialités. On a actuellement domaine, mention, spécialités. La loi Fioraso prévoit de passer de domaine, mention. Sous couvert de lisibilité des diplômes, on veut supprimer des spécialités et des mentions. 60% des intitulés de master sont appelés à disparaître, et en licence on va supprimer les spécialités.

Baisse de la liberté/ changement de la vie étudiante :

  • développement du contrôle continu, avec des exigences normalisées.
  • De plus en plus de cours et moins de temps pour creuser sa discipline.
  • Exigence d’assiduité/ augmentation du flicage. Problématique pour les étudiant-es salarié-es.

Financement :

Le grand absent de la loi Fioraso, c’est les financements. On sait qu’énormément de facs sont en déficit, donc pour sortir la tête de l’eau, il y a surcharge des TD, tirage au sort des étudiant-es à l’inscription, gel des postes…